03.07.2009

Parcours Professionnel

Depuis 2007, collectrice de mémoire indépendante à Rennes


2008-2009  Recueil de la mémoire des habitants du quartier 7 à Rennes en vue d’une publication.(Recueil, transcription, mise en forme, maquette…).

2008  Recueil de témoignages d’anciens soignants et patients de l’établissement de santé mentale de Saint Avé (Morbihan) sur le thème de la vie quotidienne avant l’arrivée des neuroleptiques. (Recueil, transcription).

2008  Formatrice en collecte de mémoires auprès de l’Association des familles rurales de l’Indre.

2008  Récit de vie pour une famille du Morbihan (collecte de paroles, transcription, maquette).

2007-2009  Rédaction d’un ouvrage pour les éditions Jonglez « La Bretagne insolite et secrète » (Repérages, recherches documentaires, photographies, rédaction).

2007-2008  Réalisation d’une exposition pour Le Centre d'Information sur l'Urbanisme (CIU) de la ville de Rennes « Le quartier 7, de la campagne à la ville ». (Recherches documentaires, rédaction des panneaux, recueils de témoignages sonores auprès d’habitants, cartographie, participation à la mise en espace).


2003-2007, co organisatrice du salon du livre d'Amnesty International à Rennes


Représentante d'Amnesty International pour le projet "Grandir malgré la guerre" dans le cadre de l'Éducation au développement durable en partenariat avec le CDDP 35. (Organisations d'animations culturelles pour la jeunesse dans les bibliothèques et les établissements scolaires de Rennes Métropole).

- Responsable de la programmation jeunesse

- Responsable des exposants (réalisation d'une base de données, communication)

- Co programmation des cafés littéraires, tables rondes et cinéma documentaire)

- Logistique

- Relations avec les partenaires

 

2003-2006, salariée entrepreneur, Copérative d'activités Élan Créateur


Chargée d'études documentaires / Rédactrice d'un ouvrage sur les épis de faîtage et les ornements de toitures en collaboration avec un collectionneur et fabricant d'épis de faîtage et l'Inventaire général du patrimoine culturel de la région Bretagne (Monographie, récit de vie et inventaire de la collection).

 

2000-2002, chargée de mission, association Paris-Mémoire


Chargée de mission dans le cadre de la mission Paris 2000

- Réalisation d'un recueil "Hommage à nos aînés qui ont connu trois siècles" à partir de la collecte de la mémoire de centenaires parisiens par le biais d'entretiens semi directifs.

- Études documentaires / Recherches documentaires / Archivage / Rédaction / Communication / Réalisation de dossiers de presse / Animation d'ateliers d'écriture et de paroles.


1999-2000 assistante au sein d'une librairie d'expertise en livres anciens et rares


Rédaction de notices pour des livres de vente / Achat et vente de livres anciens et rares / Archivage

 

Collecte de mémoire quartier 7

En décembre 2009, sortira le recueil sur la mémoire de quartier du secteur Francisco Ferrer-Landry-Poterie sur lequel je travaille depuis bientôt un an. Il sera imprimé et édité par la ville de Rennes. J'ai entièrement réalisé l'ouvrage à partir des informations recueillies auprès des habitants, de mes multiples pérégrinations dans le quartier, de recherches documentaires ; j'ai également conçu la maquette de l'ouvrage qui sera éxécutée par les services de la ville de Rennes.

Outre des portraits d'habitants, on pourra y trouver des conversations informelles de groupes d'habitants, d'amis, de voisines de palier... Ces textes, assez bruts, évoquent non seulement la vie du quartier de la deuxième guerre à nos jours, les changements intervenus sur le bâti mais aussi les parcours de vie des habitants, la condition des femmes, le travail...

L'ouvrage sera agrémenté de repères historiques qui viendront renforcer et préciser "la petite histoire" racontée par les habitants ; des cartes et plans de diverses époque seront superposés afin de montrer l'évolution du bâti et du tracé des rues.

Des photos d'archives ont été recueillies auprès des habitants et des portraits ont été tirés par la photographe Stéphanie Priou.

20.02.2009

Une initiative originale !

Enfin une initiative originale  que je voulais vous faire partager :

Casting Papis et Mamies Auvence : un livre pour voir les personnes âgées autrement...

Le groupe de maisons de retraite Auvence, créé en 2001, vient de mener une opération baptisée « Casting » auprès de certains résidents de ses établissements. Réalisé sous l'objectif du photographe Sébastien Cottereau, ce casting visait à révéler l'histoire, la singularité et les passions de ces aînés. Une démarche artistique qui devrait déboucher sur la publication d’un ouvrage et surtout, qui a pour objectif, de « voir les personnes âgées autrement »...

Si cette initiative reflète les personnalités des résidents des établissements d’Auvence, elle a aussi créé l'événement et fait l'objet d'une excellente activité de stimulation pour les personnes âgées.

« Il est très important de veiller à stimuler les résidents chaque jour, à rompre la monotonie du quotidien. Pour les personnes âgées dépendantes, ça fait même partie de la thérapie. Le Casting a donc eu un effet très positif auprès de nos résidents. Ils étaient tous apprêtés et maquillés, à l'arrivée du photographe et de son équipe. Nombreux sont ceux qui ont participé avec fierté et enthousiasme. Et même les plus timides ont voulu, à un moment ou à un autre, se prêter au jeu… » explique David Inquel, directeur général d'Auvence.

De vraies séances de shooting ont été organisées dans plusieurs établissements du groupe. Un moment fort et ludique, parfaitement orchestré par l'artiste qui a su mettre en scène et capter la spécificité de chacun. Petites touches d'éclairage, légère mise en scène et quelques accessoires : mais globalement, le photographe a préféré laisser aux « vedettes » la liberté d'exprimer leur personnalité.

Au final, sur 40 résidents sélectionnés, 32 ont été retenus pour figurer dans le livre Hobby qui sortira début 2009. Preuve que chacun a une histoire et une passion à raconter, même lorsqu'il est âgé…

Parmi les personnalités seniors qui seront illustrées dans le livre :

Gourmande, Jeanine Pons ? C'est peu dire…
Un "péché" qui ne l'a jamais quitté, un petit plaisir qu'elle continue de s'octroyer, même en maison de retraite…

La passion de Monsieur Galibert ?
Les motos, et avec l'expérience, ce sont les Harley-Davidsons qu'il préfère !

Créative et inspirée, Ginette Vaudron n'a quant à elle jamais cessé d'écrire.
Son exercice préféré ? Les poèmes.

Et le centre d'intérêt de Marie-Thérèse Cordier ? Baguera, évidemment, le chat de la résidence qu'elle a complètement adopté...


À noter que 200 exemplaires « collectors » du livre Hobby seront proposés par Auvence en échange d'une donation (à partir de 12 euros) à l'Association « Les Blouses Roses », dont l'action consiste à faire intervenir des bénévoles régulièrement formés au sein d'établissements médicaux, dans le but de distraire les malades et les personnes âgées.

Auvence compte aujourd'hui 15 établissements en France et « mène chacun de ses projets autour d'une notion centrale : une résidence pour personnes âgées ne doit pas rimer avec uniformité » précise le communiqué. Et d'ajouter : « fort de cette philosophie, Auvence met tout en oeuvre pour que ses résidents continuent à exercer leur passion, à échanger, à exprimer leurs envies et leurs goûts. Une démarche que le Groupe a voulu illustrer en réalisant ce projet artistique et ainsi proposer une nouvelle représentation de la vieillesse ».

Et un article de Libé Bordeaux en prime !

Clin d’œil sur une vieillesse loin des clichés

M_galibert PHOTOS - Vieillir sans rien perdre de son espièglerie. Entrer dans le grand âge sans renier ni son plaisir ni sa personnalité. Les maisons de retraite du groupe Auvence, basé à Mérignac, lancent une démarche originale et pêchue, avec la parution début janvier d’un ouvrage de photos dans lequel les résidents parlent de leur passion et racontent ainsi des tranches de leur histoire en images. Il y a le dingue de moto qui le reste, le féru de météo, l’amie du chat, l’amateur d’ostréiculture, une amoureuse de la lecture, une autre de la pâtisserie… C’est coloré, et ça rompt avec les clichés de la vieillesse, ose la joie et les images décalées. Bref, un livre plein de vie et d’humour, sobrement intitulé «Hobby». 32 résidents, de six maisons de retraites du sud-Ouest, se sont prêtés au jeu, en devenant mannequins d’un jour sous l’objectif du photographe bordelais Sébastien Cottereau. A l’origine destiné aux collectivité, l’ouvrage rencontre un succès grandissant. Il est désormais proposé en échange d’un don d’au moins 12 euros au profit de l’association «Les Blouses roses», qui organise des animations ludiques au sein de divers établissements médicaux.

L.E.

(Photo Sébastien Cottereau)

17.02.2009

Le Rennais janvier2009

Enfin un article dans Le Rennais ! La collecte de la mémoire du quartier 7 est commencée depuis septembre 2008 !!

http://www.rennes.fr/fileadmin/user_upload/Telechargement....

Les choses avancent bien, même si peu d'habitants se sentent concernés, il faut dire qu'ils ont été très peu informés et que ce genre de projet n'est peut-être pas si courant !

5 témoignages d'habitants (trois femmes, un couple, un homme) ont été recueillis, des photos et divers autres documents ont été recoltés par le biais de l'association Mieux Vivre à la Poterie, le service cartographie de la ville de Rennes, etc. Les recueils de paroles vont continuer pour aboutir à une douzaine de portraits d'habitants, idéalement, il faudrait rencontrer des gens des 4 coins du quartier. Une rencontre est donc prévue avec les habitants du quartier Bel-Air et l'association "Toujours jeunes" de la maison de quartier Francisco Ferrer.

La photographe Stéphanie Priou tire le portraits des habitants qui le désirent, car certains préfèrent rester anonymes.

Cette collecte va aboutir, dans le meilleur des cas, à un livre de témoignages illustré de photos, de cartes et de divers documents. Il comportera également une bibliographie, des notes, un journal de bord. Je suis censée réaliser la maquette toute seule et c'est la ville de Rennes qui éditera l'ouvrage.

 

 

Familles rurales de l'indre

Indre : collecter la mémoire d’hier pour construire celle de demain

IndreLe 4 décembre dernier, la fédération Familles Rurales de l’Indre organisait une seconde formation sur le thème « Collecteur de Mémoires ». « La transmission de l’histoire locale est essentielle pour comprendre la vie d’un village mais aussi celle d’un département. C’est pourquoi nous avons convié cette année une intervenante professionnelle qui a proposé de véritables outils à ceux qui souhaitaient se lancer dans l’aventure » confie Amandine Divois, chargée de mission à la fédération Familles Rurales de l’Indre. Lors de la formation, une mallette, contenant un dossier d’accompagnement et un guide méthodologique, a été fournie par Nathalie Le Bellec, historienne et écrivain, ravie de faire partager sa passion aux membres d’une quinzaine d’associations désirant s’investir dans ce type de projets. Certains se réuniront en juin prochain pour partager leurs expériences, d’autres ont commencé des entretiens...

L’idée de ces formations est partie d’une initiative de l’association Familles Rurales de Lignac-Tilly, réalisatrice en 2006 d’un ouvrage richement illustré sur la commune et organisatrice d’une exposition sur le même thème. Mais il existe d’autres supports pour transmettre la mémoire: les diaporamas sonores, les pièces de théâtre, les fascicules, les expositions de photos... Les propositions sont les bienvenues !

09.01.2009

Interview Radio France Bleu Berry

Le 19 novembre 2008 j'ai été interviewé par un journaliste de Radio France Bleu Berry dans le cadre de la journée de formation en collecte de mémoires que j'ai animé auprès des bénévoles de l'Association des familles rurales de l'Indre le 4 décembre 2008.

L'enregistrement de l'interview sera bientôt en écoute sur mon blog.

04.11.2008

Modalités pratiques

Si vous souhaitez réaliser votre récit de vie ou celui d'un membre de votre entourage, vous pouvez faire appel à moi, nous convenons d'un RDV, je vous montre ce que je peux réaliser (maquette du livre, choix du papier, type d'impression, etc.), ou vous me faites des propositions, et quelques temps plus tard, je vous propose un devis correspondant à vos attentes.

05.09.2008

Collecte de mémoire quartier Vern-Poterie-Francisco Ferrer-Landry à Rennes

Collecte de mémoire du QUARTIER 7 à Rennes (Francisco Ferrer-Vern-Poterie-Landry)

 

Partout, les métropoles se développent, arasant la nature, reculant les frontières qui séparaient la ville centre des campagnes environnantes, comme l'illustre le cas du quartier 7.

Si les édifices ont été pour la plupart conservés, ce qui disparait aujourd'hui n'est pas toujours matériel ; ainsi en est-il de ces mille petites choses et autres qui constituent la mémoire d'un quartier et de ses habitants et, sans lesquelles, il ne saurait y avoir de vie sociale.

À cet effet, la direction du quartier sud-est a décidé de lancer une grande collecte de mémoire, de septembre 2008 à juin 2009, « mémoire des lieux », « mémoire des gens », afin de laisser des traces de la vie du quartier et de les transmettre aux générations futures. En s'appuyant sur leur passé et celui de la cité, les habitants pourront ainsi mieux se projeter dans l'avenir en ces temps où les transformations vont à un rythme toujours grandissant.

Vous êtes tous concernés, quelle que soit votre génération ou votre origine. Que vous habitiez dans le quartier depuis peu, ou depuis votre enfance ou que vous l'ayez quitté. Si vous désirez être acteur de ce projet en témoignant, en prêtant des objets, des photographies, ou toutes traces relatives au quartier, vous pouvez contacter :

- La direction de quartier sud-est  02 23 62 25 90  dqse@ville-rennes.fr

- Nathalie Le Bellec, collectrice de mémoire 02 99 67 25 84  lacollectedememoire@free.fr

La collectrice de mémoire, Nathalie Le Bellec, accompagnera les habitants tout au long du projet en recueillant leurs témoignages sur support audio et en valorisant les matériaux collectés.

Un blog est mis à la disposition des habitants : http://memoirequartier7rennes.hautetfort.com/

26.06.2008

Le documentaire sonore

Je capte des ambiances sonores, des histoires de vie, des histoires à dormir debout ! Etc

Le documentaire sonore s'adresse aux particuliers dans le cadre d'un récit de vie ou d'évènements particuliers mais aussi aux collectivité, pour retracer la mémoire d'un quartier, et également aux entreprises pour garder les traces sonores d'un corps de métier.

L'objectif est de garder la mémoire des lieux et des gens en captant leurs témoignages. Les sources sonores se conservent particulièrement facilement contrairement aux sources papier et la possibilité de pouvoir écouter la voix d'un proche disparu, ou d'un spécialiste de telle ou telle méthode traditionnelle etc. est sans nul doute inestimable.

Quartier 7 suite ....

Après avoir réalisé une exposition sur le quartier 7 à Rennes (Vern-Francisco Ferrer-Poterie-Landry) en janvier 2008, en partenariat avec le CIU (Centre d'Information sur l'Urbanisme) de Rennes et la ville de Rennes, la collecte de mémoire se prolonge à partir de l'été 2008 dans ce même quartier. L'approche est un peu différente car cela va se faire sur la longueur (environ 1 an), donc plus en profondeur et tout azimut avec les habitants intéressés, les diverses associations et structures du quartier. Le but avant tout ici est de collecter des matériaux susceptibles de constituer des traces archivables, consultables par tous, et de valoriser ces traces sous la forme d'un livre, d'un parcours-paroles, d'un CD, etc. Le dernier travail lui, évoquait à travers des cartes, des témoignages sonores et des données chiffrées, l'évolution du commerce et des services depuis les années 50. À suivre donc ....

16.04.2008

Contact

Pour me contacter c'est simple, il y a plusieurs solutions : Par téléphone au 02 99 67 25 84 ou au 06 75 34 16 80 et par email lacollectedememoire@free.fr

15.04.2008

Article du 14 mars 2008 dans les pages Bretagne du Ouest-France

Article Ouest-France 14 mars 2008.pdf

Cliquez ci-dessus pour voir l'article qui m'était consacré dans le journal Ouest-France du 14 mars dernier. Malheureusement les journalistes de Ouest-France se sont un peu trompés ! Je ne m'appelle pas Christelle, mais Nathalie et les références du site internet ne sont pas les bonnes ...

 

 

 

 

30.01.2008

Bibliographie

Je vous propose une sélection d'ouvrages :
 

- Ouvrages théoriques -

 

- Filmer le passé dans le cinéma documentaire, les traces et la mémoire, entretiens et contributions, Ouvrage collectif, ADDOC Collection cinéma documentaire,  L'Harmattan, 2003. 

Comment filmer le passé ? Que faire avec les traces ? Peut-on mettre en scène la mémoire ? Faut-il inventer des images et des sons pour raconter ce qui n'est plus ?  Dix cinéastes, un historien, un plasticien, s'interrogent sur Les traces et la mémoire. Le scénario du film No pasaran ! Album souvenir (2003) contenu dans le présent ouvrage, offre une représentation sensible de l'Histoire avec les outils du cinéma.

 

- Ateliers d'écriture, un outil, une arme, Thierry Maricourt, Éditions Licorne, Diffusion L'Harmattan, 2003.

Les ateliers d'écriture ne sont-ils qu'un agréable passe-temps, un loisir destiné à ceux qui maîtrisent cette forme d'expression, qui ont plaisir à manier le stylo ? Cela a-t-il un sens de proposer une action de ce type à des personnes, illettrées ou analphabètes, qui éprouvent d'immenses difficultés à aligner quelques mots ? Thierry Maricourt tient ce pari : l'écrit représente, précisément, un instrument de libération pour les oubliés d'une société d'opulence et de réussite devenus spectateurs d'un monde qui leur échappe. Écrire peut alors être le levier d'une lutte contre l'exclusion.

- Récits de vie et histoire sociale, quelle historicité ? Sous la direction de Vincent de Gaulejac et André Lévy, Éditions ESKA, 2000. 

Ouvrage théorique qui s'articule en deux parties : - Une anthropologie sociale renouvelée : enjeux théoriques et sociaux, - Le sujet face à son histoire : la démarche "roman familial et trajectoire sociale".

 

 - Ouvrages documentaires -

 

- Nous, femmes sans frontière, Thierry Maricourt, Collection Villes Plurielles, Éditions Licorne, Diffusion L'Harmattan, 2006.

Le Plateau Rouher est un quartier périphérique de Creil qui, comme tant d'autres, s'est fortement développé durant la deuxième moitié du XXème siècle. Ici des femmes de toutes origines ont choisi de se regrouper au sein d'une association, Femmes sans frontière. L'image qui leur est renvoyée de ce quartier , par des personnes qui n'y habitent pas, ou encore lors de faits divers, est généralement peu flatteuse. Voire désespérante. Elles ne s'y retrouvent pas et sentent l'urgence de prendre la parole : pour leurs proches, pour leurs enfants, pour elles-mêmes, mais aussi pour livrer à tous, sans fard ni complaisance, leur quotidien dans cet espace. Elles mobilisent des partenaires (Direction Régionale des Affaires Culturelles et Fonds d'action et de soutien pour l'intégration de la lutte contre les discriminations de Picardie, Licorne) et rencontrent l'écrivain Thierry Maricourt. Elles lui confient leurs regards, leurs histoires, leurs craintes et leurs espoirs... C'est cela que Nous, femmes sans frontière donne à lire. C'est aussi l'évocation du chemin suivi par Thierry Maricourt en compagnie de ces femmes : il dialogue fréquemment avec elles par souvenirs interposés, ceux d'un enfant qui a grandi dans un lieu semblable il y a des années, ce qui donne l'occasion de comparaisons révélatrices.

 

- Ils ont bossé...Et puis après ? Alcatel-Illkirch, entreprise high-tech et restructurations, Thierry Maricourt, Collection Le Présent Avenir, Éditions Syllepse,  2006. 

 Alcatel, Illkirch, Alsace. Une usine "restructure". Une de plus. Des salariés sont mis à la porte ! Banal ! Pourtant, cette entreprise-là n'est pas "obsolète", "périmée" ou dépassée. Elle est même high-tech. Le P-DG du groupe Alcatel rêve parfois éveillé d'un monde fait d'usines sans travailleurs, sans salaires, sans grèves... Non seulemnt les citrons se laisseraient presser sans rien dire et leur peau jetée à la moindre occasion, mais il n'y aurait plus de citron. Leur jus, la plus-value, tomberait du ciel ! Mais il faut tout de même payer les salaires... Remerciés, les travailleurs ne veulent pas se taire. Ils ont mal à la mémoire et un coeur gros comme ça. Ils racontent, ils parlent, ils témoignent. De leurs savoir-faire, de leurs compétences bradées, de leurs vies de travailleurs high-tech, de leurs existences brisées, de leurs luttes coilectives pour défendre leurs emplois, de leurs vies organisées autour de cette grande entreprise. Pourtant, ce livre se refuse à n'être q'une somme de témoignages. Ce n'est pas non plus un essai et pas plus une oeuvre de fiction, car tous les propos qui y sont rapportés ont été effectivement prononcés. Nous sommes ici dans la vie réelle, ce qui donne un livre qui ne cesse de serpenter entre objectivité et subjectivité. L'auteur interroge, scrute et accouche la parole des hommes et des femmes d'Alcatel. 

 

- Aux Courtillières, histoires singulières et exemplaires, Geneviève Michel et Pierre-Jacques Derainne, Éditions Créaphis, 2005. 

 Les Courtillières, grand ensemble de la ville de Pantin en Seine-Saint-Denis, fut construit à la fin des années 1950 par l'architecte Émile Aillaud. À l'initiative de la ville de Pantin, le moment du lancement des transformations a été l'occasion d'investir l'histoire du quartier. Une centaine d'habitants, anciens et nouveaux, ont accepté de transmettre leurs souvenirs des lieux, des moments, des personnes et retracer ainsi leur parcours aux Courtillières. Ils ont aussi livré leurs réflexions, leurs suggestions, leurs déceptions en même temps que leur espérance pour leur quartier. Ces histoires singulières révèlent un peu l'histoire de chacun et aident à envisager avec sérénité les changements à venir. De cette très riche moisson de documents, trente récits de vie et des centaines de documents ont été sélectionnés pour écrire ensemble cet ouvrage de mémoire et d'histoire. 

 

- Les enfants de Sanchez, autobiographie d'une famille mexicaine, Oscar Lewis, Tel Gallimard, 2000.

Oeuvre profondément émouvante où la violence, la souffrance, la cruauté côtoient la bonté, le courage et la gaieté. Par sa vision spontanée d'unn certain milieu de Mexico, par son exactitude, cet ouvrage scientifique, d'une grande tenue littéraire, a sans doute inauguré l'ère du "roman-vérité". Oscar Lewis a voulu raconter la vie d'une famille appartenant au sous-prolétariat mexicain contemporain : il s'est entretenu pendant des mois avec chacun des membres de la famille Sanchez et, pour recueillir leurs propos, s'est servi d'un magnétophone dissimulé dans ses vêtements.

Oscar Lewis né à New-York en 1914, est mort en 1970. Il était professeur d'anthropologie à l'Université d'Illinois depuis 1948. Envoyé en Amériquelatine en 1943, il en a ramené son premier ouvrage remarqué, La vie dans un village mexicain. Il a présenté La famille Sanchez pour la première fois dans un livre publié en 1959, Cinq familles.

 

 

 

15.01.2008

"Regards croisés, Paroles d'habitants 1950-2007-2050, quartier 7, Rennes"

Du 24 janvier au 22 mars 2008 se tiendra au CIU (Centre d'Information sur l'Urbanisme) rue Le Bastard à Rennes, une exposition intitulée "De la campagne à la ville", elle concerne le quartier 7 et s'intègre dans le cycle d'expositions intitulées "Regards croisés, Paroles d'habitants 1950-2007-2050". Cette exposition a été initiée par la direction du quartier 7 de la ville de Rennes.

Le quartier 7 est situé dans le quart sud-est de Rennes.  Adossé à la ligne de chemins de fer, il est composé de 4 secteurs : Vern, francisco-Ferre, La Poterie et Le Landry. Aussitôt après la guerre, vers 1950, c'était encore un faubourg ; la rue de Vern, la rue de Châteaugiron et le secteur du cimetière de l'Est étaient très actifs, bordés de petits commerces et d'ateliers d'artisans. Le Boulevard Franklin Roosevelt n'existait pas encore et La Poterie n'était alors qu'un hameau bordé par la campagne ...

Quelques habitants du quartier 7 dans le cadre de l'atelier "Mémoire de quartier" de la Maison du Ronceray ont choisi de se pencher sur le thème du commerce et de l'artisanat dans leur quartier, ce fut le point de départ pour donner libre cours aux évocations concernant la vie du quartier.

Cette exposition se présente en tryptique pour chaque année, je reprends plus bas en PDF les deux tryptiques les plus intéressants, celui de 1950 et celui de 2007. Des cartes localisant tous les commerces dans les années 50 et dans les années 2000 ont été élaborées à partir de la mémoire des habitants.

Pour cette exposition, j'ai effectué les repérages, les recherches documentaires, rédigé les panneaux explicatifs de l'exposition,  accompagné les habitants et enfin recueillis des témoignages sonores qui seront écoutables pendant toute la durée de l'exposition.

À cette occasion j'ai travaillé avec un vidéaste, Daniel Gonzales, qui a conçu Diaporennes, une plateforme multimédia d'images d'archives et vidéo qui pourra également être visionnée tout le temps de la durée de l'exposition.

Voici une partie de l'exposition en PDF pour ceux qui n'auraient pas pu s'y rendre :

présentation .pdf

1950-1.pdf

1950-2.pdf

1950-3.pdf

2007-1.pdf

2007-2.pdf

2007-3.pdf

confidences.pdf

Malheureusement les fichiers audio du parcours sonores ne sont pas consultables ici car ils sont trop lourds !!!!

 

 

05.12.2007

Manifestations culturelles

Représentante d’Amnesty International pour le projet « Grandir malgré la guerre » dans le cadre de l’Éducation au Développement Durable en partenariat avec le CDDP 35.
(Organisations d’animations culturelles pour la jeunesse dans les bibliothèques et les établissements scolaires de la région rennaise).

- Responsable de la programmation jeunesse,
- Responsable des exposants (réalisation d’une base de données, communication,
- Programmation des cafés littéraires, tables rondes et du cinéma documentaire,
- Logistique,
- Relations avec les partenaires.

De 2004 à 2007 j'ai été la programmatrice jeunesse du salon du livre d'Amnesty International, Plumes Rebelles à Rennes.

Pour l'édition 2005, j'ai travaillé en partenariat avec la librairie jeunesse Indépendante La Courte Échelle à Rennes, nous avons invité Thierry Lenain pour deux de ses ouvrages HB et Il faudra... chez  Sarbacane. Ce dernier ouvrage est illustré par Olivier Tallec. Nous avons donc exposé les planches originales du livre et suscité une rencontre entre l'auteur et l'illustrateur en public lors d'un chocolat littéraire.

 

Pour l'édition 2006, j'ai travaillé avec le Centre départemental de documentation pédagogique de l'Ille-et-Vilaine sur le thème de "Grandir malgré la guerre". Nous avons invité Jean-Marie Defossez pour son ouvrage Les enfants soldats chez Michalon.

Autour de ce thème des collégiens ont exposé leurs travaux d'arts plastiques (affiches sur le thème reprenant le modèle des affiches d'Amnesty International)n une chanson sur les enfnats soldats tournée en vidéo. Des prestations de SLAM sur des textes sur le thème des enfants soldats ont également été programmées.

 

Pour l'édition 2007, j'ai invité Thierry Maricourt pour son ouvrage Frérot frangin, illustré par Tardi sur le thème de la prison. J'ai organisé une lecture publique de ce texte à deux voix où l'auteur tenait son propre rôle, un enfant en classe de neige et moi, celui de son frère incarcéré. Les deux frères s'envoient des lettres le temps de la classe de neige.

 

Recherches documentaires


- Frappe / Relecture / Correction :

Pour tout types de textes : Thèses, recueils de poèmes, discours, articles divers...

- Recherches documentaires :

vous avez besoin d'une aide pour effectuer des recherches sur un sujet précis dans un cadre personnel, pour l'écriture de tel ou tel ouvrage, pour un travail de recherche, ou pour préparer le tournage d'un film documentaire ... N'hésitez pas à faire appel à mes services ! J'effectue également des recherches documentaires pour les collectivités, associations dans le cadre de projets divers et variés.

08.10.2007

Lectures-enregistrements audio

Outre la collecte de paroles qui est ma spécialité, j'ai d'autres talents :

- Lectrice : pour les personnes déficientes visuelles ou non, je propose de me rendre à votre domicile pour lire la presse ou tout autre document ou livre de votre choix, je vous propose également d'enregistrer sur support audio une sélection d'ouvrages ou documents afin que vous puissiez les écouter chez vous ou partout ailleurs !

J'ai une expérience de comédienne, j'ai en effet joué dans plusieurs pièces de théâtre, et notamment au théâtre de La Paillette à Rennes avec la compagnie du Théâtre du Cocotier.

- Chambres de Philippe Minyana, j'y interprétais le rôle d'Arlette.

- Jeux de massacre d'Eugène Ionesco, pièce à stekches ou j'interprétais divers petits rôles.

- La famille tuyau de poële ou une famille bien unie de Jacques Prévert, j'y interprétais le rôle de Mathilde Desgameslais.

- Jeu de maux, pièce co-écrite avec plusieurs personnes.

- L'Étourdi de Molière, j'y interprétais le rôle de l'étourdi. 

20.09.2007

Récits de vie

"Hommage à nos aînés qui ont connu trois siècles", récits de vie de parisiens nés avant le 1er janvier 1900, ouvrage réalisé dans le cadre de la mission Paris 2000, sur la mémoire des centenaires parisiens, à partir de la collecte de leurs souvenirs, édité en 2001 par le centre social de la ville de Paris.

Cet ouvrage collectif a été réalisé par un groupe de collecteurs de mémoire, 41 parisiens nés avant le 1er janvier 1900 ont participé à l'opération.

Les entretiens enregistrés dans le cadre de cette collecte ont eu lieu au domicile des personnes (beaucoup de femmes centenaires vivent encore seules chez elles), en institutions (maisons de retraite, hôpitaux).

La première phase de travail a consisté à identifier les centenaires parisiens, puis à les convaincre de participer à cette aventure, certains des témoignages récoltés ne figurent pas dans cet ouvrage, faute d'accord des personnes.

Ce livre est composé des récits de vie de chaque centenaire, et il est organisé de manière thématique.

Les modalités techniques de la collecte sont sensiblement les mêmes qu'exposées dans la note : "Modalités pratiques d'une collecte". 

Les entretiens enregistrés oralement et destinés à être lus sont toujours réécrits, on tente néanmoins de conserver, dans la mesure du possible, le vocabulaire et la manière de parler de la personne interwievée.

Extraits :

Les petits métiers 

" Il y avait des vitriers, des joueurs d'orgue de Barbarie, ils jouaient et ils regardaient si on leur jetait des sous.  La marchande de mouron qui criait "du mouron pour les petits oiseaux". C'était un sou la botte, c'est une herbe pour les petits oiseaux. Comme on avait beaucoup d'oiseaux, on achetait du mouron. Mon père avait une grande volière avec des canaris, c'est mignon quand ça chante. On n'avait pas la machine à laver, on avait des lessiveuses. On allait au lavoir, on lavait chez soi ou on donnait à laver aux blanchisseuses. Elles blanchissaient et nous rapportaient le linge et emportaient l'autre. Il y avait aussi le livreur de pain. Tout ça c'était des petits métiers, mais c'est fini maintenant, les petits marchands à la sauvette comme ça. Ils avaient des petites voitures, ils se mettaient sur le bord du trottoir, par exemple le long de l'avenue du Général Leclerc près de l'église de Montrouge. Les uns vendaient des légumes, des fruits, les autres, autre chose. Je regrette tout cela, on était plus tranquille que maintenant. Il y avait des chevriers rue d'Alésia. On entendait une petite cornemuse, alors c'était le chevrier, c'étaient des gens des Pyrénées qui venaient. Ils avaient à peu près 3 ou 4 chèvres avec eux et ils se promenaient dans les rues comme ça. Ils avaient une caisse qu'ils mettaient en bandoulière, et ils faisaient des petits fromages de chèvre. Si on voulait ils avaient des petits gobelets : ils faisaient la traite de la chèvre et on pouvait en boire. Je le faisais, mon père m'en donnait. Les chevriers faisaient brouter leurs chèvres sur les fortifications. Dans les coins de rue ou sur les places, il y avait les chanteurs publics ; ils chantaient des chansons que l'on répétait, et on leur donnait un peu d'argent."

Marguerite Isambart, née le 19 mai 1899. 

 

Le mariage 

"Voilà comment j'ai rencontré mon mari, un soir, comme je suis rentrée tard, je suis allée manger au "Chartier", un restaurant qui existe toujours, pas très loin du boulevard Rochechouart. Mon mari y mangeait avec un copain. Comme j'y allais à peu près tous les quinze jours, j'ai fini par devenir copine avec l'une des serveuses. Elle était très rigolote. Elle me dit : "vous avez fait sensation !" j'étais surprise..."vous savez, le petit qui est là-bas, je vais vous mettre à côté !". Moi je ne le trouvais pa si mal. Il travaillait dans les trains postaux. Nous sommes sortis ensemble deux ou trois fois. J'avais une amie couturière qui habitait à côté du "Chartier". Lorsque j'en avais besoin, j'allais la voir pour faire quelques essayages. Une fois, il m'a demandé pourquoi j'y allais, parce que l'appartement de mon amie se trouvait dans le même immeuble qu'une maison de tolérance ! Alors il se posait des questions...Peu de temps après, il m'a invitée au théâtre, sur les grands boulevards. C'était une pièce avec Lucien Guitry, le père de Sacha. À ce moment-là, il ne m'avait pas encore embrassée. La pièce terminée, il me demande en mariage ! Je me suis dit qu'il était fou celui-là ! Il faut goûter d'abord ! Finalement, nous nous sommes mariés en mars 1924. Mais au départ, je ne voulais pas me marier. Figurez-vous que j'avais vu un très mauvais ménage chez nous, et d'énormes problèmes avec tant d'enfants. En fait, j'avais peur, je ne me senatis pas prête pour ça. Je vivais seule dans ma petite chambre, tranquille comme Baptiste, j'avais acheté toute seule mes meubles en bois blanc : je ne voulais pas perdre cette indépendance. Mais au bout du compte, je me suis mariée et nous sommes restés ensemble durant cinquante ans, jusqu'à ce qu'il parte il y a treize ans, à l'âge de quatre-vingt-quinze ans et demi. ç s'est très bien passé mais on ne trouvait pas de logement. Alors on en a acheté un, sur plan, c'est celui où je suis actuellement. Mais nous n'y avons habité qu'à partir de 1940, puisque nous l'avons loué de 1927 à 1940. Donc, cela fait soixante ans que je vis ici. Comme mon mari travaillait dans les trains, il était deux jours parti, deux jours ici. Alors j'allais à la Comédie Française. Je terminais mon travail à la Samaritaine à 18h30, je me préparais un petit casse-croûte et j'allais voir les pièces. On avait des places à sept francs au parterre. J'arrivais toujours la dernière, fainéante comme je suis ! À ce moment-là je voyais encore clair. J'allais également à l'Opéra Comique, grâce à une amie qui travaillait avec moi à la Samaritaine. Elle logeait gratuitement un des metteurs en scène de ce théâtre, alors il lui donnait autant qu'il le pouvait, des places pour aller voir les opéras. Même en temps de guerre, j'y allais. Les Allemands aimaient beaucoup le théâtre et l'opéra."

Luce Messing, née le 4 décembre 1895. 

 

Marie Curie 

 "J'ai connu Madame Curie (Marie Slodowska, née à Varsovie (1867-1934), elle découvrit le radium avec son mari Pierre Curie. Prix Nobel de physique en 1903 avec Pierre Curie, Prix Nobel de chimie en 1911.), mais je n'ai pas beaucoup travaillé avec elle. J'ai travaillé un peu dans son laboratoire parce que nous avions besoin d'un appareil que nous n'avions pas et qu'elle avait. Elle a été très gentille pour nous. Elle avait une maison en Bretagne et comme cetteannée là, elle n'y allait pas, elle nous l'a offert pour les vacances. Mais Madame Curie était très froide et n'était pas commode. Elle était concentrée dans son travail et il ne fallait pas la déranger. Elle était petite et assez jolie."

Madeleine Magrou, née le19 juin 1895. 

 

Les grands personnages politiques 

" Je n'ai jamais rencontré le général de Gaulle - j'étais à Londres en janvier 1943 pour un court séjour. Vous savez les hommes politiques, vous ne les voyez pas si vous n'allez pas à la Chambre des Députés quand ils se réunissent autour du Premier ministre. Les ministres, on ne les voit que lorsqu'ils vont faire une inauguration quelque part.  Avant, il y en avait qui attiraient mon attention ; on les voyait une fois, deux fois, trois fois... : par exemple, rattaché à la Normandie, il y avait le ministre de l'agriculture qui s'appelait Chareau (avant et après la guerre de 14-18), il était député du Calvados.  Je ne m'intéressais pas particulièrement à la vie politique. J'ai été amené, étant enfant (c'est-à-dire à l'âge de douze/treize ans) à participer un peu à la vie politique par l'intermédiaire d'un journaliste qui était ami de ma famille, qui dirigeait "L'indépendant de Bernay" et qui était un journal de droite. Nous étions très influencé par lui. D'autant que nous connaissions bien ce directeur. Il s'appelait Eugène Corneille et était le dernier descendant mâle du grand Corneille. Il n'avait pas d'enfant, il m'emmenait en promenade, il m'a fait découvrir les champignons, il attirait mon attention sur le monde extérieur. En même temps, il écrivait un peu, il se voulait littéraire parce que descendant du grand Corneille, mais enfin ce n'était pas un foudre de la littérature. Il avait des bagarres avec la gauche parce qu'il y avait un parti de gauche qui éditait un autre journal qui s'appelait "La Tribune".

Maurice Bourgeois, né le 27 novembre 1896. 

 

 

 

 

Inventaires

Industrie du parfum, inventaire des flaconniers et "nez" au XXème siècle en France. Réalisation d'entretiens avec des acteurs de cette industrie, 2002.

Ce travail a consisté à inventorier tous les flaconniers depuis le début du XXème des plus célèbres au moins célèbres, on les appelle aujourd'hui des designer. Les "nez", c'est à dire les créateurs des jus ont également été inventorié.

Ce travail a été realisé à partir de recherches documentaires et d'entretiens.

À venir des extraits de témoignages, et un aperçu de l'inventaire. 

 

Ouvrages documentaires

"L'Art sur le toit", livre document sur les épis de faîtage, réalisé à partir de recherches documentaires et d'entretiens en collaboration avec un collectionneur et l'Inventaire général du patrimoine culturel de la région Bretagne, 2005.
 
Cet ouvrage forme un tryptique :  la première partie est une monographie sur les épis de faîtage et les ornements de toiture, la deuxième partie constitue le récit de la vie du collectionneur, qui fût également couvreur pour les monuments historiques, et la troisième partie est consacrée à l'atelier de ce collectionneur où il archive ses pièces chinées un peu partout en France et fabrique des épis. Le tout est enrichi d'un glossaire, d'annexes et d'une bibliographie sur le sujet.
 
Qu'est-ce qu'un épis de faîtage ? La plupart des gens ignorent ce qu'est un épis de faîtage, si l'on consulte le Petit Robert, à Épi, on lit : "terme de 1451 désignant un ornement décorant la crête d'un toit". Il faut regarder en l'air pour apercevoir ces ornements au sommet des toits, et s'ils semblent être posés là par hasard, ils ont au contraire plusieurs raisons d'être. Ils sont utiles, décoratifs et chargés de symboles.
 
 L'épi de faîtage est un ornement destiné à protéger la partie haute du poinçon qui dépassé du faîtage. Cette protection peut être faite d'un simple chapeau en zinc ou en plomb, ou d'un pot en terre cuite. Elle est souvent prétexte à des ornements qui varient selon les époques. La partie basse de l'épi se prolonge sur les pans de couverture assurant ainsi l'étanchéité de la jonction des pans.
 
Il existe plusieurs familles d'épis :
  • Les épis en céramique
  • Les épis métalliques : plomb, zinc, fer-blanc, fonte, cuivre, étain.
  • Les épis en bois
  • Les épis en verre 
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Voici un épi en verre, celui-ci est récent il a été fabriqué en 2004 dans la région rennaise, cette sorte d'épi est très rare, on en recense tout de même quelques uns sur les toits du Lot. 
  
 
 
 
 
 
 
 
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Celui-ci est un épi siffleur qui date de la fin du XVIIème siècle, début XVIIIème, il a été restauré, on lui a ajouté une petite coupole en plomb à la base avec une bague à l'intérieur afin de consolider sa partie supérieure. Le corps de l'épi présente des boutons avec de petits orifices de diamètres différents, ces derniers émettent un son quand il y a du vent, et, selon l'orientation du vent et sa pénétration dans ces petits orifices, le son est différent. Ces orifices représentent les points cardinaux, il y a en a quatre rangées, une par point cardinal et trois boutons par rangée.